۞ “Cheveux Chéris” & “Peinture Aborigène” au Quai Branly

Hier, nouvelle visite au musée du Quai Branly! Je ne vais pas vous reparler des collections permanentes (voir articles précédents) mais des collections temporaires très intéressantes ! Les petits plus : La Vochol en expo dès l’entrée du musée et le jardin subtilement et sublimement illuminé à la nuit tombante !

Pour rappel, le musée du Quai Branly ou musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est également nommé musée des Arts Premiers. Il est situé quai Branly dans le VII arrondissement de Paris, au pied de la tour Eiffel, à la place occupée auparavant par le ministère du Commerce extérieur.Projet ambitieux porté par Jacques Chirac particulièrement sensible à l’art africain & Océanien et réalisé par l’architecte Jean Nouvel, il a été inauguré le 20 Juin 2006.

Le mur végétal de Patrick Blanc

 

Le jardin du musée …

L’Ô, installation lumineuse de Yann Kersalé

La Tour Eiffel, vue du jardin (le jardin est conçu par Gilles Clément)

La Tour Eiffel, vue du musée

Musée du Quai Branly, là ou dialoguent les cultures. Ici la rampe d’accès aux expositions permanentes et mezzanines. 

Une oeuvre d’art numérique installée au sol de cette rampe : une rivière, un flux, un flot de mots viennent à contre courant, 1flot de ces mots en mouvement, qui sont projetés à des « rythmes et condensations variables ». On peut lire des mots blancs, noirs, rouges. Certains noms sont fixes, d’autres balayent le sol, et avancent, se déversent tels une cascade … Cette rivière  de mots est en parfaite adéquation avec la philosophie du Musée qui tente de rapprocher, mettre en perspective les oeuvres de pays, de géographies, très éloignés les uns des autres.

Une belle voiture en expo …

Coccinelle Vochol

Du 2 octobre au 2 décembre 2012, le musée du quai Branly présente la Vochol®, en partenariat avec le Museo de Arte Popular de Mexico, dans le hall d’entrée du musée. Le nom de « Vochol » provient de la combinaison du terme Vocho (appellation mexicaine de la voiture Coccinelle – marque Volkswagen) avec celui de Huichol, population indigène vivant dans la Sierra Madre occidentale (centre-ouest du Mexique), territoire qui leur a été concédé par le gouvernement mexicain.

L’objectif de la Vochol® est de créer un projet d’art populaire du XXIème siècle qui met en valeur l’aspect rituel et le savoir-faire de la culture des Huichol. Cette voiture a été recouverte de plus de 2.277.000 millions de perles de verre que huit artisans issus de deux familles huichol ont disposé selon un dessin exclusif inspiré de la culture traditionnelle huichol. La « Vochol » est une pièce unique sans précédent dans l’histoire de l’art populaire au Mexique et dans le monde.

Détails des motifs

Les collections temporaires …

1) “Cheveux Chéris” – Frivolités et trophées du mardi 18 septembre 2012 au dimanche 14 juillet 2013

Célébrités et Rois de France y sont présents, sous forme de photos ou de tableaux !

Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire de l’art ancien et contemporain, de la mode et des mœurs, l’exposition met en œuvre les problématiques de l’intime individuel et sa sociabilité sur le thème universel des cheveux.

Abordant l’idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d’abord sous l’angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus dans un large éventail de peintures classiques, de sculptures et de photographies d’auteurs. Comparant les coquetteries en Papouasie Nouvelle-Guinée, celles des belles citadines africaines ou des artistes de la haute coiffure, l’exposition avance vers l’idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté mais aussi objet de perte, symbole du temps qui passe, de la maladie et de la mort. Supports de mémoire, reliques, talismans, les cheveux conservent pour beaucoup l’aura et l’énergie de leur propriétaire. Une large partie de l’exposition est consacrée à ces mana qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits « magiques » ou dotés de pouvoirs que l’on s’approprie. La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains « objets » campés aux frontières de l’horripilant et de l’insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d’une expérience universelle. Source : Musée du Quai Branly

Ci-dessous 2 sculptures

Les têtes réduites, de l’exposition ‘Cheveux chéris” !

Procédure pour réduire les têtes !

Un authentique scalp !

Coiffe et plastron : différents éléments utilisés dont les cheveux pour les réaliser

2) Aux sources de la peinture Aborigène (Australie – Tjukurrtjanu) du mardi 9 octobre 2012 au dimanche 20 janvier 2013

L’exposition présente pour la première fois en Europe un mouvement artistique majeur, né à Papunya dans le désert d’Australie centrale, au début des années 1970. En transposant sur des panneaux de bois les motifs de peintures rituelles éphémères, les artistes Aborigènes de Papunya créèrent une nouvelle forme d’art. Ces œuvres changèrent la manière d’appréhender le territoire et de concevoir l’histoire de l’art australien.

Avec près de 200 toiles et 70 objets, l’exposition présente les sources iconographiques et spirituelles du mouvement de Papunya et retrace son évolution depuis les premiers panneaux jusqu’aux grandes toiles des années 80 et 90. Source : musée du Quai Branly


Pour plus d’infos (dates, horaires, expos, tarifs, accès …) voici leur site internet : www.quaibranly.fr

Et pour finir, quelques photos de l’exposition permanente …

Tout de perles vêtus !

Costumes traditionnels ruraux du Moyen Orient

Nouvelles présentations Amériques : Costumes et masques de la danse de La Diablada

Les danses rituelle des Andes : Dans les Andes, la fête, la danse, la musique et les libations scandent les moments forts de la vie sociale et rituelle. S’articulant autour de systèmes de réciprocité et de redistribution, ces expressions sont d’une remarquable vitalité créatrice. Un espace dédié aux danses rituelles de Bolivie vient d’être inauguré dans les salles américaines : une série de masques de danses rurales (Chunchus) et urbaines (Morenada, Diablada) illustrant la production de la fin du XIXe siècle au milieu de XXe siècle, répond à la mise en scène d’un ensemble complet de costumes contemporains de la Diablada, acquis en septembre 2010.

Ces pièces, qui illustrent l’inventivité des facteurs de masques et la richesse iconographique des broderies, font partie d’un lot de costumes et de masques créés et portés entre 1961 et 2009. Elles ont été acquises auprès de la Fraternité artistique et culturelle La Diablada de Oruro, grâce à un travail en étroite collaboration avec le Musée National d’Ethnographie et du Folklore de La Paz.

La danse de la Diablada, exécutée lors du Carnaval de la ville minière de Oruro, dans le cadre de célébrations en l’honneur de la Vierge du Socavón et de rituels amérindiens de floraison et de renaissance du monde naturel et minier, fusionne croyances catholiques et autochtones. Elle met en scène Lucifer, escorté d’une légion de démons et de diablesses, et l’Archange Saint Michel, le chef de la milice angélique. Si les personnages de cette danse figurent dans la religion catholique la lutte du bien contre le mal, qui se termine par la victoire des anges, dans cette danse le « diable » sous toutes ses formes (Lucifer, sa variante Ñaupa Diablo, son épouse China Supay, diables et diablesses de troupe) incarne une force positive, en relation avec la divinité amérindienne de l’inframonde Supay, dispensateur de bienfaits. Source : musée Quai Branly