Kapali çarsi ve Misir çarşisi – Les marchés d’Istanbul

A Istanbul il ne faut surtout pas rater l’occasion d’aller visiter un marché. Que cela soit sur la rive européenne ou la rive asiatique, les marchés présentent toutes les couleurs, les saveurs mélangées aux odeurs subtiles des épices de Turquie.

Le grand bazar

Le grand bazar

Les deux plus grands marchés couverts d’Istanbul et les plus connus aussi sont : celui du grand bazar et celui du marché aux épices (marché egyptien).

Le grand bazar – Kapali çarsi en turc (littéralement « marché couvert)

Peu fréquenté des Stambouliotes, le Grand Bazar est un des lieux de visites préférés des touristes de passage à Istanbul. Il s’étend sur plusieurs hectares de couloirs et d’allées bordées de boutiques.

Poupées de Cappadoce

Poupées de Cappadoce

Ll’architecture mérite que l’on sy attarde ! Il y a deux grands marchés couverts aux toits en coupole, dont le premier fut construit entre 1455 et 1461, sous le règne de Mehmet II le Conquérant. Petit à petit, le marché s’est étendu dans les ruelles alentours.

Artisanat turc

Artisanat turc

Narghilés

Narghilés

Lampes orientales

Lampes orientales

Puis ces ruelles ont été couvertes, le bazar a été ceinturé et percé de quatre portes correspondant aux types de marchands présents : bouquinistes, chapeliers et tailleurs.

Petites pochettes aux motifs turcs

Petites pochettes aux motifs turcs

Coupelles aux motifs turcs

Coupelles aux motifs turcs

Il a été agrandi à l’époque de Soliman le Magnifique (16e siècle), puis restauré en 1894, à la suite d’un tremblement de terre important. On y trouve toutes sortes de commerces : vendeurs de bijoux, de poteries et céramiques, d’épices, de tapis, des bouquinistes, de chapeaux, de disques, de vêtements…

Costumes de danse orientale

Costumes de danse orientale

 Ne pas hésiter à marchander, même si j’ai pu lire sur des sites internet qu’en Turquie cela n’est pas très apprécié ! Croyez – moi sur paroles ! vous pouvez obtenir de très bons prix (divisés par 2 voire plus) car n’oubliez pas que le grand bazar est par excellence « le piège à touristes » !

A l’extérieur, dans les rues adjacentes, des vendeurs à la sauvette proposent des outils, de la vaisselle…

Boutique à l'extérieur du grand bazar

Boutique à l'extérieur du grand bazar

Couvertures aux motifs turcs

Couvertures aux motifs turcs

Le marché egyptien (marché aux épices)

Pénétrez dans le monde de l’Orient mystique, laissez-vous ennivrer par les dizaines de senteurs flottant dans les allées, cannelle, cumin, safran, menthe, thym. Toujours plein de monde, vous serez sans aucun doute bousculé mais ça fait parti de l’ambiance ! On aime ou pas ! Il ne faut pas se priver tout de même de rater une visite au Misir çarşisi, car c’est l’un des endroits les plus envoûtants d’Istanbul. Alors prenez tout votre temps pour le visiter !

Le marché Egyptien (Marché aux Epices) fut construit en 1663 à côté de la Nouvelle Mosquée Yeni Cami , le loyer des échoppes était prévu pour financer l’entretien de la mosquée et les activités bienfaitrices. La construction a commencée sous le règne de Mehmet III et s’est  achevée avec l’architecte Mustafa Ağa pour la sultane Hatice Turhan. Le marché était alors connu sous le nom de Valide Bazar, valide signifiant mère en turc.

Marchand de lokums

Marchand de lokums

Les épices et plantes médicinales vendues dans le marché arrivaient par bateaux d’Egypte, et tout naturellement le bazar pris le nom de Misir çarşisi (Egypte en turc). Il est prouvé que les épices provenant des Indes et de l’Extrême Orient passaient par ce pays. Il ne faut pas oublier qu’ Istanbul était le terme de la route de la soie, là où les marchandises étaient acheminées vers leur destination finale en Europe.

Thé à la pomme et fruits secs

Thé à la pomme et fruits secs

Les associations d’images et atmosphère de jadis perdurent encore aujourd’hui dans ce bazar, ce qui le rend si attrayant, dépaysant et envoûtant.

Lokums

Lokums

Au début de son ouverture, le bazar était occupé par des échoppes où l’on trouvait aussi bien du coton que des plantes médicinales. Aujourd’hui il ne reste que quelques boutiques vendant des épices et remèdes d’autrefois, les autres commerces sont : bijouterie, mercerie, confection, accessoires pour la maison, objets turcs touristiques, paniers en osier ou rotin, crémerie, parfumerie, beaucoup de marchants de fruits secs et noix, lokums … Tout y est (malheureusement pour notre porte-monnaie) tentant: pistaches, amandes, noisettes, figues, abricots, raisins secs et bien d’autres encore.

Lokums

Lokums

Là aussi des grossistes de confitures de coing, griotte, pêche, fraise, d’excellents fromages, différentes sortes d’olives, le fameux jambon fumé à l’ail pastirma, le saucisson sec turc sucuk et toutes sortes de miels et caviars (venus de Russie) !!!

Kahve, çay ...

Kahve, çay ...

En me promenant du côté de Beyazit, j’ai trouvé un petit caravanserail ou l’on vend uniquement des tapis et des kilims. L’ambiance y est très sympathique et ce marché a gardé toute son authenticité.

Marché de kilims et tapis

Marché de kilims et tapis

Le kilim, également orthographié klim ou kélim (mot d’origine turque), est un tapis dépourvu de velours car il est brodé au lieu d’être noué. Le kilim est fabriqué dans diverses villes d’Anatolie et d’Iran (particulièrement Sanandaj).

Son nom, qui provient du persan gelim, sert à désigner un tapis de laine à point plat qu’on trouve principalement au Proche-Orient, dans le Caucase ainsi qu’en Asie Centrale et qui a vu le jour il y a près de 10 000 ans comme l’attestent de nombreux vestiges.

Jusqu’à une période très récente, les kilims ne sont pas confectionnés dans un but commercial et conservent donc leur authenticité. Ils représentent à la fois la mémoire et l’identité des peuples sédentaires, nomades et semi-nomades qui les tissent. Chaque tribu et chaque village possède son propre style : couleurs chatoyantes ou sobres, décors complexes ou épurés suivant les régions. Leurs motifs constituent une forme d’écriture symbolique héritée des anciennes croyances chamanistes. Source Wikipédia.org

Fontaine aux ablutions du caravanserail

Fontaine aux ablutions du caravanserail

Qu’est-ce qu’un caravanserail :

Nés à l’époque Seldjoukide au XIe siècle, les caravansérails sont des auberges fortifiées le long de la route de la soie où les caravanes trouvaient refuge lors de leurs longues traversées. Il en reste quelques-uns en Turquie plus ou moins bien conservés. À Kusadasi, ville bien connue du tourisme balnéaire, le caravansérail qui longe le port a été transformé en hôtel luxueux, mais il ne présente pas autant d’intérêt que celui de Ak Han dans les environs de Pamukkale. Surnommé le « caravansérail blanc », il illustre à lui seul toute la magnificence de ces auberges fortifiées. Passé la splendide porte sculptée, on découvre la petite mosquée, les entrepôts et les salles de repos. En parcourant la route de la soie, on retrouve les caravansérails en Anatolie centrale du côté d’Aksaray et Kayseri. Entourés d’une enceinte ponctuée de tourelles, ces caravansérails sont pourtant les mieux restaurés du pays. Source : quotidiendutourisme.com

Caravansérail à Beyazit

Caravansérail à Beyazit

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