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Istanbul … la Magnifique !


Rempart de Constantin, en bord de mer de Marmara, au pied du palais de Topkapi
« Suivre la muraille, câest rendre sa forme Ă la ville, commencer de comprendre son existence, de penser son histoire, mieux quâailleurs. Câest aussi marcher le long du Temps, remonter le cours du plus mystĂ©rieux des fleuves. Le vieux mur, comme disent les Anglais, imprime ses perspectives et ses angles aux rĂȘveries de celui qui se promĂšne dans son ombre. Parfois fĂȘlĂ©e, Ă©croulĂ©e, couturĂ©e de cicatrices, plus ou moins bien ravaudĂ©e, mais toujours debout sur plus de sept kilomĂštres, de la Marmara Ă la Corne dâOr, lâantique ceinture thĂ©odosienne a vu passer les siĂšcles, les mondes, les armĂ©es, les modes, elle a soutenu des gloires, muĂ© plus de quatre fois et elle apparaĂźt aujourdâhui sur les photos prises par les satellites. Câest par elle que devrait commencer toute dĂ©couverte dâIstanbul. On sâen aperçoit souvent trop tard. Combien de fois suis-je passĂ© entre ses portes, venant de lâaĂ©roport, sans rien en voir, pressĂ© dâarriver au cĆur obscur des mosquĂ©es-cathĂ©drales, aux soleils des mosaĂŻques, aux viscĂšres des rues, Ă la veine cave du Bosphore, dĂ©daigneux de cette peau de pierres dâoĂč la chair dĂ©borde, lâĆil happĂ© par la lumiĂšre de la mer et par les silhouettes des bateaux qui, par centaines, crocodiles immobiles sur une eau lisse, stationnent Ă lâancre dans une rade naturelle de la Marmara ». (Istanbul – Daniel Rondeau)

Kız Kulesi (Tour de LĂ©andre) : Au large de la cĂŽte anatolienne, la Tour de LĂ©andre est situĂ©e sur un Ăźlot rocheux et su lâentrĂ©e du Bosphore. Cet édifice est devenu un symbole dâIstanbul. De tous temps sa silhouette fait partie de lâimage de la ville, mĂȘme en cas de tempĂȘte on devine au loin sa silhouette et elle figure sur toutes les cartes postales. Ce phare de style baroque du 18Ăšme siĂšcle, est le vestige dâune tour qui a traversĂ© les siĂšcles depuis lâĂ©poque romaine.

Kız Kulesi signifie en turc la tour de la jeune fille, et 2 légendes y sont liées :
Selon la mythologie grecque, une jeune fille HĂ©ro, enfermĂ©e dans la tour, indiquait avec une lanterne la direction Ă son bien aimĂ© LĂ©andre, qui venait la nuit la rejoindre Ă la nage. Un jour de forte tempĂȘte, la flamme sâĂ©teignit et LĂ©andre perdant son chemin se noya dans la Mer de Marmara.
Pour les turcs, les oracles auraient prĂ©dit Ă un empereur byzantin que sa fille pĂ©rirait dâune morsure de serpent. Pour la protĂ©ger, il la fit enfermer dans une tour au milieu de lâeau. Mais un serpent se glissa dans le panier de fruits que fit envoyer lâamant de la princesse, LĂ©andre, et celle ci mourut de la morsure.

Lâaqueduc le plus impressionnant d’Istanbul est celui de Valens, connu sous le nom de BozdoÄan. De hauteur de 20m, il ne reste plus actuellement que 920 mĂštres. Il longe une vallĂ©e, entre la 3Ăšme et la 4Ăšme colline dâIstanbul (oĂč se trouvent la Tour de Beyazıt et la MosquĂ©e de Fatih) Cet aqueduc est formĂ© de 60 arcs de deux Ă©tages par endroit. Il fut construit en 375 sur lâordre de lâempereur Valens au moment de la rĂ©paration des installations. Cette immense construction prend symboliquement fin Ă la fontaine du Forum Tauri, dâoĂč lâeau Ă©tait rĂ©partie dans les diffĂ©rents quartiers de la ville. Il ne reste rien du bassin initial, les arcs nâont jamais Ă©tĂ© entretenus Ă lâĂ©poque de Byzance et les traces de restauration qui furent entreprises Ă la suite des tremblements de terre et que lâon peut observer aujourdâhui datent de la pĂ©riode ottomane. Le deuxiĂšme Ă©tage de lâaqueduc, au niveau de la mosquĂ©e Ćehzade, fut carrĂ©ment dĂ©moli car il bouchait la vue sur celle ci.
LâAqueduc de Valens, situĂ© sur AtatĂŒrk Bulvarı entre Unkapanı et Aksaray, tout prĂšs dâIMĂ (centre de tissus dâameublement) est une des silhouettes symboliques de la d’Istanbul.

L’hippodrome (Ă Sultanahmet)
Entre lâĂ©glise Sainte Sophie (Ayasofya) et la MosquĂ©e Bleue (MosquĂ©e de Sultanahmet) l’ Hippodrome est un champ de course construit par lâempereur romain Septime SĂ©vere au 3Ăšme siĂšcle avant JC, il fut agrandi un siĂšcle plus tard par lâempereur Constantin. LâHippodrome que lâon compare au Circus Maximus de Rome, long 480 mĂštres et dâune largeur de 117 mĂštres pouvaient recevoir cent mille spectateurs. Il ne reste rien des gradins, seule a pu ĂȘtre conservĂ©e depuis l’Ă©poque ottomane la piste entourant la âSpinaâ, long podium de pierre autour duquel se dĂ©roulaient les courses. A lâentrĂ©e Nord se trouve la pierre « Million » considĂ©rĂ©e dans lâEmpire Romain dâOrient comme âpoint zĂ©roâ du monde (pierre que lâon peut voir encore aujourdâhui sur le trottoir en face de Sainte-Sophie, devant la citerne basilique). Construit sur une terrasse artificielle dans une dĂ©pression de terrain lâHippodrome prĂ©sente un plan quadrilatĂ©ral dont lâune des extrĂ©mitĂ©s est arrondie.

Le million
Sur la Spina, se dresse la colonne de ThĂ©odose. Sur les bas- reliefs, les hiĂ©roglyphes reprĂ©sentent lâhistoire de lâEmpereur Ă©rigeant lâĂ©norme obĂ©lisque, assistant aux courses de chars donnĂ©s sur la place. Les dĂ©tails et la richesse des expressions des bas-reliefs sont trĂšs intĂ©ressants. A lâorigine elle Ă©tait situĂ©e au temple de Karnak Ă Louxor (Egypte), cet obĂ©lisque de 25 mĂštres de haut fut Ă©difiĂ© par le pharaon Thoutmosis III en 1550 avant JC.


Vers lâextrĂ©mitĂ© Nord de lâHippodrome on se trouve devant la âFontaine Allemandeâ vestige de la fin de lâEmpire. Cette fontaine est un prĂ©sent de lâEmpereur Wilhem II au Sultan ottoman, dâoĂč son nom. Les fontaines sont dans lâarchitecture turque des monuments de prestige. Sultans, personnes puissantes et riches en faisaient construire de nombreuses comme marque de charitĂ© envers la population, et de ce point de vue Istanbul est une des plus riches villes.

Fontaine allemande
La colonne serpentine Yılanlı SĂŒtun prĂ©levĂ©e au temple dâApollon Ă Delphes est formĂ©e de trois serpents enlacĂ©s. Selon la lĂ©gende, ce monument aurait Ă©tĂ© fait dans le bronze fondu des boucliers des soldats perses tuĂ©s lors de la bataille de PlatĂ©e au 5Ăšme siĂšcle avant JC. La tĂȘte des serpents a disparues Ă lâĂ©poque ottomane, seulement une des tĂȘtes a pu ĂȘtre conservĂ©e et se trouve actuellement au MusĂ©e dâArchĂ©ologie Arkeoloji MĂŒzesi. Les colonnes et obĂ©lisques de la ville symbolisent la rĂ©union du ciel et de la terre , comme les minarets des mosquĂ©es. Il nâest donc pas Ă©tonnant quâils soient le symbole de pouvoir prĂ©fĂ©rĂ© des empereurs.

La Citerne Binbirdirek (citerne aux milles et une colonnes) Lâapprovisionnement dâIstanbul en eau a toujours Ă©tĂ© un problĂšme, (Ă l’heure actuelle Ă©galement) et tous les empereurs qui y ont vĂ©cus se sont penchĂ©s sur le problĂšme. Constantin le Grand empereur de Byzance en 330 fit amĂ©nager une citerne sous son palais de Lausus lors de la construction de celui-ci. Lausus-Binbirdirek est une citerne de 3.640m2 et dâune capacitĂ© de 325.000m3, câest la deuxiĂšme grande citerne de la ville aprĂšs Yerebatan.
En turc son nom signifie 1001 piliers, bien quâil nây en ait que 224 en tout. Sur lâun dâentre eux se trouve la marque de la croix chrĂ©tienne, preuve que lâĂ©difice a Ă©tĂ© construit au 4Ăšme siĂšcle aprĂšs JC. (aprĂšs la conversion de Byzance au christianisme). Pour soutenir le plafond de 14-15 mĂštres de haut, il a fallu superposer deux colonnes de taille normale en les reliant entre elles au moyen de bagues de marbre. Les ouvriers inscrivaient leur nom sur la colonne quâils avaient travaillĂ©e, ainsi il Ă©tait possible de savoir combien chacun avait montĂ© de colonnes et donc payer en consĂ©quence. Quant au 6Ăšme siĂšcle le palais en ruine fut complĂštement dĂ©moli, la citerne fut, elle, restaurĂ©e.

A l’heure actuelle, cette citerne est utilisĂ© Ă des fins privĂ©s tels que soirĂ©es mondaines, expositions diverses. A votre disposition : un restaurant, une cafĂ©tĂ©ria, un cafĂ© oĂč fumer le naghilĂ© et des Ă©choppes. Il parait que si l’on conserve son ticket d’entrĂ©e, cela nous donne droit Ă une boisson ! personnellement je ne l’ai pas utilisĂ©.

Un incontournable Ă Istanbul : l’ hĂŽtel Pera Palace !
Je suis allĂ©e le visiter accompagnĂ©e d’un de mes amis Nurettin (il est guide/ interprĂšte en Turquie ). J’aime beaucoup cet hĂŽtel et l’ambiance mystĂ©rieuse qui y rĂšgne. Tout est de luxe dedans bien sĂ»r, mais il y a un petit cĂŽtĂ© « Hercule Poirot » que l’on retrouve malgrĂ© tout ! Normal me direz-vous !! Agatha Christie y Ă sĂ©journĂ©e dans la chambre 411 afin d’y Ă©crire son roman « Le crime de l’orient express », mais il parait qu’elle revenait souvent Ă Istanbul pour y retrouver son amant turc.
Contre quelques livres turques donnĂ©es en pourboire au groom, vous pourrez visiter la chambre d’Agatha … mais chuttt ! en toute discrĂ©tion ! La chambre n’est pas luxueuse comme on pourrait s’y attendre. Elle est restĂ©e telle qu’elle aprĂšs la mort de l’Ă©crivain. Cette chambre n’est pas Ă louer. Toutes les chambres ayant vu une cĂ©libritĂ© s’y installer quelques temps ont leur nom inscrit sur la porte.

Le PĂ©ra Palace est certainement le plus mythique des hĂŽtels d’Istanbul. Câest ici que descendaient tous les personnages connus : Rois et Reines dâEurope, chanteuses, hommes politiques, espions …. Mata Hari a dormi dans la chambre 105, Greta Garbo dans la 103, Sarah Bernhardt dans la 304 et JosĂ©phine Baker dans la 208. Hemingway sâest offert la 218, tandis que Pierre Loti prĂ©fĂ©rait la 102. Zsa Zsa Gabor, Von Papen, les rois dâItalie, de Bulgarie et du MontĂ©nĂ©gro, les prĂ©sidents Tito, AtatĂŒrk et Giscard dâEstaing. LâhĂŽtel fut bĂąti en 1892 par la Compagnie des Wagons-Lits pour les clients de lâOrient Express. Câest lâarchitecte impĂ©rial, Alexandre Vallaury qui le construit.

Un des salon de l’hĂŽtel et Nurettin, mon guide touristique

A l’entrĂ©e dans l’hĂŽtel se trouve une boutique oĂč l’on peut acheter de vieilles cartes postales d’Istanbul. Vous pouvez Ă©galement boire un verre dans le prestigieux bar de l’hĂŽtel !
Yerebatan Saray (a citerne basilique)

DâaprĂšs les historiens une cathĂ©drale-citerne aurait Ă©té construite par lâempereur Constantin au 4Ăšme siĂšcle pour approvisionner en eau potable les palais impĂ©riaux. Au 6Ăšme siĂšcle lâempereur Justinien fit procĂ©der Ă son agrandissement. C’est un immense rĂ©servoir assurant la distribution des eaux Ă la ville. Le ravitaillement en eau dâIstanbul est encore et toujours un problĂšme dâactualitĂ© !
La citerne est exceptionnelle par ses dimensions (140m sur 70m), pouvant contenir 80.000m3 dâeau, câest une des constructions byzantines les plus importantes qui a rĂ©sistĂ©e jusquâĂ nos jours. Soutenant des voĂ»tes de briques, 12 rangĂ©es de colonnades de 28 colonnes par rangs, 336 colonnes de 8m de haut surmontĂ©es de chapiteaux corinthiens se reflĂštent dans les eaux et se profilent en une longue perspective. Un Ă©clairage savamment imaginĂ© donne lâillusion de voĂ»tes se suivant Ă lâinfini, et avec le bruit que fait l’Ă©coulement de l’eau, la fraicheur qui rĂšgne et la raisonnance du site, il Ă©mane de ce lieu une atmosphĂšre mystique et mystĂ©rieuse qui vous saisi dĂšs votre arrivĂ©e.

L’entrĂ©e de la citerne basilique

Au fond de la citerne, des colonnes reposent sur deux tĂȘtes de la MĂ©duse, une dĂ©esse grecque qui avait pour pouvoir de transformer en pierre ceux qui la regardaient. On estime que ces socles font partis de piĂšces rĂ©cupĂ©rĂ©es sur le temple d’Apollon Ă Didymes. Ces deux tĂȘtes donnent aux lieux, dĂ©jĂ Ă©tranges, une atmosphĂšre magique. C’est dans cette atmosphĂšre qu’une scĂšne du film ‘Bons baisers de Russie ‘ y fit tournĂ© … un film de la sĂ©rie James Bond 007.

La tĂȘte de MĂ©dusa

L’entrĂ©e du Palais de Topkapi, la porte des canons
Le Palais de Topkapi (se prononce Topkape … car le i, dans cette configuration ne porte pas de point) :
Un lieu contournable Ă visiter lors de votre passage Ă Istanbul. Visitez le Harem et le TrĂ©sor des Sultans !! que de diamants, d’Ă©meraudes et de rubis … Vous pourrez Ă©galement assister dans une des salles tout en mosaĂŻque, Ă l’appel Ă la priĂšre du Muezzin, un moment magique qui mĂȘme sans parti pour la religion ne laisse pas insensible
Le Sultan Mehmet II le ConquĂ©rant, qui s’emparera d’Istanbul en 1453, ordonnera la construction d’un palais pour cette la nouvelle capitale ottomane dans le district de Beyazit, Ă l’emplacement de l’actuelle UniversitĂ© d’Istanbul. Il changera rapidement d’avis et entreprendra la construction de plusieurs Ă©difices sur le promontoire qui domine la Corne d’Or. Cet ensemble, qui allait devenir le palais de Topkapi, hĂ©bergera pendant prĂšs de quatre siĂšcles tous les sultans ottomans (26 sur 36), jusqu’au rĂšgne de Abdulmecid I (1839-1860). Ce dernier emmĂ©nagera dans le palais de Dolmabahçe, sur le Bosphore. Le sĂ©rail de Topkapi sera transformĂ© en musĂ©e sur l’ordre de Mustafa Kemal AtatĂŒrk, le 3 avril 1924.
Pour visiter Topkapi, il y a plusieurs tarifs … le premier est pour le palais et les fabuleuses cuisines des Sultans, le 2Ăšme tarif inclu le Harem, Ă rĂ©gler Ă l’entrĂ©e de celui-ci mais attention les horaires de visites ne sont pas aussi Ă©tendu que pour visiter le Palais. Enfin le 3Ăšme tarif inclu la visite du TrĂ©sor des Sultans …
Pour visiter entiĂšrement Topkapi compter environ 30⏠! De plus vous aurez une superbe vue sur la Corne d’Or : d’un cĂŽtĂ© de la rive le quartier de Galata et sa superbe Tour, de l’autre cĂŽtĂ© de la rive les minarets de la MosquĂ©e de Sultanahmet ( MosquĂ©e Bleue), la Basilique Sainte Sophie, la MosquĂ©e de Soliman le Magnifique. Puis une tout aussi belle vue sur la Mer de Marmara et l’entrĂ©e du Bosphore … Vous pourrez Ă©galement vous restaurer.
Un film a Ă©tĂ© tournĂ© en 1964 avec Melina Mercouri, Peter Ustinov, Maximilian Schell . Il s’agit de « TOPKAPI » de Jules Dassin.
IntĂ©ressĂ©(es) par l’histoire de Topkapi ? visitez ce site http://histgeo.free.fr/quatrieme/topkapi/top.html
Taksim et Istiklal Caddesi… c’est tout d’abord la place oĂč l’on trouve la Statue d’Ataturk et les hĂ©ros de l’indĂ©pendance, mais c’est Ă©galement le point central qui dĂ©limite le centre historique du quartier europĂ©en, bien plus rĂ©cent. Allez boire un « çay » en soirĂ©e Ă l’hĂŽtel Marmara qui est situĂ© sur la place ! c’est carrĂ©ment magique !
Le plus intĂ©ressant, ce n’est pas cette place mais plutĂŽt l’avenue Istiklal qui dĂ©marre de lĂ et qui est le vĂ©ritable coeur palpitant et l’un des quartiers le plus branché d’Istanbul pour y retrouver la jeunesse turque mais Ă©galement les soirĂ©es branchĂ©es, les Meyhanes (tavernes oĂč l’on sert de l’alcool), les boutiques de grandes marques, restaurants pas cher et non loin de lĂ , le Consulat Français

Le tram de TĂŒnel Ă Taksim ... La petite place du TĂŒnel tire son nom du plus ancien (1871) et plus court mĂ©tro au monde (600 m) qui relie PĂ©ra Ă Galata. Ce sont les Français qui ont fait les premiers essais de mĂ©tro Ă cette endroit !
Pour l’atteindre Istiklal Caddesi vous pouvez prendre le tramway. Cette rue piĂ©tonne est sans aucun doute le symbole de modernitĂ© de la ville . Ici pas de dĂ©paysement et si cette avenue devait dĂ©cider du sort de la Turquie en Europe, le pays serait depuis longtemps membre de l’Union
N’hĂ©sitez pas Ă vous aventurer dans les ruelles perpendiculaires, vous y dĂ©couvrirez un tas de petits restos tous plus charmants les uns que les autres !
A faire : Choisissez un bar ou un petit cafĂ© et testez les boissons locales : le raki national, boisson alcoolisĂ©e Ă l’anis, le cafĂ© turc ou encore le thĂ© Ă la pomme, fumer un narghilĂ© ou tout simplement faire des amplettes dans les magasins branchĂ©s !
Cette galerie marchande fut construite aprĂšs lâincendie de PĂ©ra en 1871, sur les ruines dâun théùtre, par un architecte français pour le compte du banquier Hristiaki Zografos Efendi. En forme de L, le passage communique entre la Grand Rue de PĂ©ra (Istiklal Caddesi) et la rue de la ScĂšne (Sahne Sokak), dans le marchĂ© aux poissons. A lâorigine, le passage servait de marchĂ© aux fleurs que lâon dĂ©plaça dans les annĂ©es 1930, Ă cotĂ© du bazar Egyptien. DĂšs lors, des restaurants remplacĂšrent les Ă©choppes. En 1982, une partie de lâimmeuble sâĂ©croula. La galerie fut restaurĂ©e, mais compte deux Ă©tages en moins quâĂ lâorigine.
Le passage est connu en turc, sous le nom de passage des Fleurs, passage Hristiaki et passage de Péra.
Une autre ambiance Ă dĂ©couvrir dans un de ces restaurants oĂč l’on mange … du poisson , et des soirĂ©es trĂšs animĂ©es oĂč les turcs mettent une sacrĂ© ambiance avec des chansons traditionnelles …
Lors d’un de mes sĂ©jours Ă Istanbul, mon amie Sevim et son mari m’ont invitĂ© dans un Meyhane … le hasard du calendrier faisant … c’Ă©tait la journĂ©e du 8 Mars … celane vous rappelle rien ?? THE JournĂ©e de la femme !
Nous y avons mangĂ© de dĂ©licieux mezes et dansĂ© jusqu’Ă tard dans la nuit ! Petite prĂ©cision, j’Ă©tais la seule touriste … et oui … Toutes les femmes sur ces 2 photos sont turques
Sevim Gökiyldiz est Ă©crivain culinaire en Turquie, elle donne Ă©galement des cours de cuisine turques et vice prĂ©sidente de l’association « Les gourmets de Turquie ». Retrouvez-lĂ sur son blog culinaire http://cuisine-turque.com. Sevim participe Ă©galement Ă de nombreuses manifestations culinaires françaises comme les journĂ©es gastronomiques Ă Annecy dans le sompteux hĂŽtel Imperial Palace, puis de la journĂ©e Cordon Bleu Ă Paris.
Le CafĂ© Pierre Loti … sans doute MON endroit prĂ©fĂ©rĂ© d’Istanbul … si toutefois il y en a un
Le cafĂ© Pierre Loti est une toute petite maison en bois qui se situe au sommet de la colline dâEyĂŒp, qui domine toute la Corne dâOr. De la terrasse, on a une belle vue sur les remparts des Blachernes et les mosquĂ©es impĂ©riales qui dominent six, des sept collines de la Ville des villes.
Il parait que Pierre Loti venait souvent se reposer ici lors de ses nombreux séjours stambouliottes !
Pour se rendre dans le quartier dit « village d’Eyup », vous pouvez soit prendre un taxi, mais personnellement j’ai pris le bus N° 39 au dĂ©part de la gare routiĂšre d’EminönĂŒ … puis arrĂȘt prĂšs de la MoquĂ©e d’Eyup, lieu symbolique pour tous les Musulmans d’Istanbul. Ensuite vous avez le choix pour atteindre le cafĂ© Pierre Loti :
1) vous prenez la petite route qui monte jusqu’au cafĂ©
2) vous traversez le cimetiĂšre des Sultans (ça vaut le dĂ©tour, c’est magnifique, il est juste Ă cĂŽtĂ© de la MosquĂ©e) puis vous tombez sur la fameuse petite route …
3) et lĂ vous avez le choix : soit vous continuez Ă pieds en traversant le cimetiĂšre tout blanc et spectaculaire, mais attention ça grimpe dur parfois … Soit vous empruntez le funiculaire qui se trouve sur votre droite et vous monte tout droit sur la colline ! comptez 0,50⏠… les transports Ă Istanbul sont beaucoup moins chers qu’en France !
ArrivĂ©s sur la colline, encore un petit effort … oui ça grimpe un peu mais dĂ©jĂ vous pouvez admirer le panorama d’Istanbul et la Corne d’Or !!
S’installer sur la terrasse du cafĂ© pour y boire un « çay » et grignoter un « simit » … Rien de trĂšs compliquĂ© et admirer le paysage, se laisser tout doucement vivre … Elle est belle la vie
Coutumes et USÂ …
En Turquie, chaque jeune fille doit apprendre Ă coudre et broder pour prĂ©parer son trousseau de mariage … vieille coutume que l’on connaissait en France il y Ă quelques annĂ©es
Le halay est une danse traditionnelle principalement d’origine kurde mais aussi d’origine turque pratiquĂ©e dans toute la Turquie, plus particuliĂšrement en Anatolie. Il y a plusieurs types de halay, dont le bar et le horon. Ces danses sont trĂšs pratiquĂ©es lors des mariages turcs, souvent pendant des heures, et Ă©galement dans les mariages kurdes. Cependant on retrouve des halay Ă©galement en Thrace. On retrouve cette danse dans des styles diffĂ©rents en dehors de la Turquie, notamment sur les territories de l’ex – Empire Otomman.
Le halay se danse main dans la main de maniĂšre Ă former une ligne ou un cercle. On peut se tenir par les petits doigts, les mains, mis le long du corps, pour ĂȘtre le plus sĂ©rrĂ© possible,ou encore par les Ă©paules ou mĂȘme passer les bras l’un dans l’autre.
La personne qui se trouve Ă la tĂȘte de la danse (le « halay basi ») agite un « mouchoir » en tissu et mĂȘne le reste du groupe. Parfois il se dĂ©tache et se met au milieu pour commencer « un solo »,oĂč , selon le rythme il fait des bond en s’accroupissant tout en faisant des gestes avec le mouchoir qu’il agite.
Les instruments utilisĂ©s pour le danser sont le zurna (sorte de flĂ»te ) et le davul (sorte de tambour qui est portĂ© a l’Ă©paule et jouĂ© avec des baguettes) parfois aussi le saz (sorte de luth) . Dans les variantes du halay , par exemple le horon on peut utiliser le kemençe (sorte de lyre), Ă©galement le tulum (cornemuse laze),la clarinette ou mĂȘme l’accordĂ©on pour les variantes des balkans ( bosniaques, albanais…) wikipĂ©dia.org
Les derviches Tourneurs … Je connais le spĂ©cialiste incontestĂ© du mouvement Soufi, Nurdogan SengĂŒler (www.lesartsturcs.com), un ami d’Istanbul qui tient 2 galeries d’art turc (Sultanahmet et Topkapi) ! Si vous souhaitez voir une cĂ©rĂ©monie (non ça n’est pas du spectacle GRR … ) contactez le sur son site web !
Pour ma part, j’ai eu la chance d’organiser un Ă©vĂšnement culturel turc en France et d’avoir la prĂ©sence de la seule femme française, vivant en Turquie, et derviche tourneur SemaZen, Florence Breuillac
L’ordre Mevlevi est un ordre Musulman soufi fondĂ© Ă Konya au XIIIĂšme siĂšcle par Jalal al-Din Rumi, dont les membres sont souvent appelĂ©s Derviches tourneurs en rĂ©fĂ©rence Ă leur danse appelĂ©e Sema, dont les mouvements rappellent ceux dâune toupie. Le danseur tourne dâabord lentement puis trĂšs rapidement, jusquâĂ ce qu’il atteigne une forme de transe, durant laquelle il dĂ©ploie les bras , la paume de la main droite dirigĂ©e vers le ciel dans le but de recueillir la grĂące dâ Allah, celle de la main gauche dirigĂ©e vers la terre pour lây rĂ©pandre.
Je suis allĂ©e Ă©galement voir les Derviches Tourneurs de Konya … certaines de mes amies ont eu mal au coeur, sachant qu’un Sema dure ennviron 70mn … Mais cette cĂ©rĂ©monie est unique au monde et ne laisse pas insensible par son envoĂ»tement !!
Alla Turca : croyances populaires en Turquie …
De tous les symboles frappants qui font la spĂ©cificitĂ© socioculturelle de la sociĂ©tĂ© turque, le fameux Ćil en verre, petite perle prisĂ©e par les Turcs pour conjurer le mauvais Ćil, reste la manifestation, par excellence, de l’ancrage de la superstition dans la culture populaire de ce grand et mythique pays qu’est la Turquie.Objet fĂ©tiche de larges couches de la population, «Nazar Boncuk», comme on l’appelle en turc, est une reprĂ©sentation de l’Ćil destinĂ©e, selon la croyance ancestrale anatolienne, Ă chasser, faire face et dĂ©jouer les malheurs que peut rĂ©pandre le mauvais Ćil. DessinĂ© ou incrustĂ© sur du verre bleu foncĂ© et peint en blanc et jaune, l’Ćil de verre prend diverses formes, allant du petit objet suspendu aux porte-clĂ©s, aux grands tableaux dĂ©coratifs, en passant par des formes de pins et de mĂ©daillons qui ornementent portes de maisons, accĂšs de bureaux et autres lieux de travail. L’amulette, gĂ©nĂ©ralement associĂ©e Ă l’expression turque «Masallah» (MachaĂą Allah), est ostensiblement exhibĂ©e Ă l’intĂ©rieur des locaux administratifs et de services, en particulier les banques, comme on la trouve suspendue aux rĂ©troviseurs des taxis, autobus et de la majoritĂ© des vĂ©hicules de particuliers.
C’est la raison pour laquelle presque toutes les mamans turques attachent, avec une Ă©pingle Ă nourrice, le fameux Ćil bleu sur les vĂȘtements de leurs bĂ©bĂ©s. «Nazar Boncuk» est certes la manifestation la plus ostentatoire de la superstition des Turcs, mais la culture et la croyance populaires anatoliennes regorgent de coutumes, us et pratiques transmises de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration et qui influent, encore aujourd’hui, sur les comportements et actes quotidiens de la quasi-totalitĂ© de la population. Source : bleublancturc.com
Dans une sociĂ©tĂ© oĂč le pouvoir du mauvais Ćil est communĂ©ment reconnu et craint par tous, dans la vie quotidienne, «Nazar Boncuk» s’est attribuĂ©, sans conteste, le rĂŽle et la fonction de protĂ©ger Ă la fois les biens et les personnes.
Dans la croyance populaire anatolienne, le regard «Nazar» associé à trop de compliments ou de flatteries, finit par prendre la forme de la jalousie et avoir un effet négatif qui se répercute aussi bien sur la personne que sur les biens ou les objets.
2 sites Ă visiter avant de se rendre en Turquie :
www.istanbulguide.net par Rinaldo Tomaselli
www.mymerhaba.com
Et pour vous déplacer à Istanbul, un Akbil vous sera bien utile !

Ce petit objet en plastique qui est un pass Ă©lectronique ne prend pas de place, se case facilement dans son sac Ă main ou dans une poche et il Ă©vite d’acheter des jetons et rĂ©duit le coĂ»t. On peut se le procurer dans les principales stations de bus (Taksim, Besiktas, Beyazit, EminönĂŒ), Il peut servir Ă plusieurs personnes car il n’est pas personnalisĂ© par une photo. Son prix d’achat est d’environ 6 ⏠vide mais il est vite remboursĂ©. On peut le recharger selon son utilisation dans dans toutes les grandes stations de bus, mĂ©tro, etc. L’akbil permet de se dĂ©placer en tram, bus, bateau, tĂ©lĂ©phĂ©rique et train, mais il n’est pas valable pour les ferries, les dolmus et les minibus.
Carnet de voyages Chris2neuX


























